Culture et Mode

Rencontre avec Eric Mangion, directeur du Centre National d'Art Contemporain à Nice et critique d'art. Retour sur le parcours, l'action et les coups de coeur d'un provençal contemporain.

Par Sarah Carrière-Chardon - Photos DR - 26 mars 2012

 

Comment êtes-vous venu à l'art contemporain? 

Originaire du sud, c'est en faisant des études de journalisme à Marseille, vers la fin des années 80 que j'ai découvert par le plus grand des hasards l'art contemporain. Curieux de ce qui s'y tramait, j'y ai d'abord cumulé les stages puis travaillé au sein de différentes structures. En 1993, j'ai obtenu sur concours le poste de direction du FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur à Marseille que j'ai assuré pendant 12 ans. 

 

Avez-vous un sujet de prédilection?

J'ai repris en 1997 des études en Histoire de l'art et validé une thèse. Pour autant, je n'ai pas de sujet de prédilection, ce qui m'intéresse c'est justement la manière dont l'art de notre temps expérimente une pluralité de formes et d'idées.

 

Vous êtes en poste à la Villa Arson depuis 2006, vous êtes renouvelé dans votre mandat. Quels axes avez-vous envie de privilégier? 

Le programme du centre d'art de la Villa Arson s'articule autour de deux axes. Le premier concerne des expositions collectives qui ont toutes pour point commun d’évoquer des sujets extrêmement balisés de l’histoire de l’art, au travers cependant de leurs ambivalences et leurs paradoxes. Le second prend la forme de regroupements d’expositions monographiques autour d’une réflexion avec pour autant des propositions formelles fort différentes. Nous travaillons en lien avec l'école d'art de la Villa Arson, sur des projets de recherche en lien avec la pédagogie, comme des programmes de rencontres ou d'actions menées avec les enseignants et leurs étudiants.

 

 

La Côte d'Azur et Nice en particulier nouent avec l'art contemporain une relation privilégiée. Que retenez-vous de la scène actuelle?

La vie artistique à Nice est essentiellement animée grâce au réseau Botox(s) qui regroupe une vingtaine de lieux de diffusion tous aussi dynamiques. Je conseille actuellement les expositions Jérôme Robbe à la galerie Espace à Vendre ou Vivian Roubaud et Ugo Schiavi à la Station à Nice, ainsi que les expositions « Le silence » au Nouveau Musée National de Monaco et « Feedbak »  à L'Espace d'Art Concret à Mouans Sartoux. Par ailleurs, chaque année lors du dernier samedi du mois de mai, Botox(s) organise un véritable parcours de l'art sous le titre "Les Visiteurs du Soir". Cette année c'est le 26 mai. Surprises garanties !

 

Comment cela prend-il forme dans la programmation?

Nous accueillons jusqu'au 28 mai prochain une exposition intitulée l'Institut des archives sauvages qui réunit une trentaine d'oeuvres qui s'appuient sur des systèmes d'archivages singuliers, tant dans leur forme que dans leur contenu. Il s'agit de sortir des classifications habituelles à vocation scientifique ou historique pour inventer des nouveaux moyens de collecte, de restitution ou de consultation de documents. Chaque « archive sauvage » crée sa propre institution, ses méthodes de classement, ses catégories propres, ses fonctions et usages. 

L'Observatoire Garnier/Eiffel :  avec son architecture étonnante on se croirait dans un livre de Jules Vernes

 

La Cité Las Planas, son mini stade de football et sa pelouse synthétique :  sur les hauteurs de Nice, c'est le quartier où je vis et que j'adore.

Le parc Chambrun pour son environnement magnifique et la reconstitution du temple de Diane...

 

Le restaurant St Tropez un bistrot de quartier, une cuisine familiale, bonne et pas chère que l'on déguste sous la tonnelle.

5 Rue De L'orme - 06100 Nice

 

La libraire Masséna, simplement la référence en Art et Littérature!

55, rue Gioffredo 06000 Nice

 

 

 

Les cinq "spots" niçois d'Eric Mangion

Novembre

Eric Mangion

Terrasse de la Villa Arson

La Villa Arson

Dan Peterman, Ground Cover (1,725 tons), 1995. 1890 éléments. Briques en plastique recyclé.
Collection CAPC Musée d’art Contemporain, Bordeaux.
Patrick Everaert, Sans titre, 2004. Impression numérique sur papier photographique. Collection privée, Bruxelles.
Photo : Villa Arson / J. Brasille

DPetermann-PEveraert3.JPG
Dan Peterman, Ground Cover (1,725 tons), 1995.
1890 éléments. Briques en plastique recyclé.
Dimensions variables. Collection CAPC Musée d’art Contemporain, Bordeaux.
Patrick Everaert, Sans titre, 2004. Impression numérique sur pa